Digital Clinic : ce que révèle l’expertise CSE, et ce qu’il reste à construire — CGT Les Cerisiers
CGT Les Cerisiers — Dialogue social & Intelligence artificielle

Digital Clinic : ce que révèle l’expertise CSE, et ce qu’il reste à construire


Le rapport d’expertise sur le projet d’introduction de l’outil d’intelligence artificielle Digital Clinic a été remis le 7 juillet 2026, et présenté au CSE et à la Direction le 16 juillet. 111 pages, 35 entretiens, trois établissements observés parmi ceux sélectionnés pour la phase pilote.

Il précise les fonctionnalités du logiciel, les objectifs, les usages possibles, et documente les attentes du point de vue de la Direction et des salarié·es. Il pointe aussi des contradictions dans ces attentes — au sein même de la Direction, mais aussi entre les bénéfices espérés et les besoins réels du terrain — et un chantier qu’il reste à mener : définir un cadre clair et un plan de suivi du déploiement de l’outil, afin de construire un outil qui nous ressemble.

Points positifs & points de vigilance, par thème

Synthèse issue de l’expertise CSE « Projet Important » (Émergences, juillet 2026). Un point positif suivi d’une étiquette Attention signale une nuance ou une limite à connaître.

Point positif Point négatif Nuance à déplier

Rappel : pourquoi cette expertise ?

Nous en sommes convaincu : un outil bien conçu, qui répond à des besoins identifiés par les vétérinaires elles-mêmes — gagner du temps sur une tâche répétitive et rébarbative, disposer d’un outil de recherche bibliographique — peut avoir sa place dans nos établissements et dans nos pratiques.

Le 25 février, Frédéric Pinto (président de la SAS Les Cerisiers) présente au CSE son projet de « phase pilote » de l’outil Digital Clinic (génération automatique de comptes-rendus par dictée, suggestions diagnostiques, recommandations d’achats). En quelques slides synthétiques et 15 minutes de présentation, il somme le CSE de rendre un avis sur cette phase pilote de 6 mois. Les questions des élu·es restent sans réponse précise : comment seront stockés les enregistrements audio de nos consultations ? Pourquoi n’a-t-on eu aucune démonstration de l’outil quand les associés, eux, l’ont déjà eue ? Quelles sont précisément les fonctionnalités retenues ? Les besoins des salarié·es sur l’IA ont-ils été recensés en amont pour adapter ces fonctionnalités ? Le gain de temps espéré est-il exagéré ou réellement possible ? Une étude d’impact sur l’organisation du travail et l’évolution du métier est-elle envisagée ? À toutes ces questions, une seule réponse du PDG : on verra bien pendant le pilote, ayez confiance, et laissez-nous faire.

Les élu·es CGT estiment ne pas disposer des informations nécessaires pour rendre un avis éclairé, et décident de recourir à une expertise « Projet Important » — qui donne enfin de la matière pour construire, plutôt que subir, ce projet.

Remarque

Face au refus des élu·es de rendre un avis dans ces conditions, le président a réagi de façon disproportionnée : menaces de conséquences pour l’entreprise qui ne reposaient sur rien de concret, tentative de faire passer la consultation en force alors même que la séance était terminée et que plusieurs élu·es quittaient la salle.

Pourtant, le CSE n’a qu’une voix consultative : il ne peut pas bloquer un projet de la Direction.

Engager une expertise ne bloque pas davantage le projet — cela ne fait que le différer le temps que dure l’expertise elle-même. La Direction, pour décrédibiliser ces élu·es, a pourtant bien laissé entendre le contraire, avec la collaboration active des autres organisations syndicales de l’entreprise.

Résultat : une fois l’expertise terminée, le projet se poursuit bien, avec le démarrage du pilote comme prévu — exactement comme les élu·es CGT le souhaitait depuis le début. Nous restons favorables au déploiement d’un outil d’IA, à condition qu’il réponde à un besoin réel des salarié·es et s’accompagne d’un cadre clair.

D’où vient Digital Clinic : une initiative des associé·es

Le rapport révèle que Digital Clinic n’est pas né d’une initiative du groupe, mais de vétérinaires associé·es. Plusieurs d’entre eux, membres de SYNAPSE — le principal syndicat de vétérinaires associé·es d’IVC — auraient découvert l’outil lors d’un congrès du syndicat, avant de proposer entre eux de l’adopter pour rédiger leurs comptes-rendus plus rapidement. Les fonctions support du groupe, notamment la Direction de la stratégie et du pilotage économique, sont ensuite intervenues pour cadrer le projet.

L’outil a été conçu par Christophe Malet, vétérinaire chirurgien, qui a dirigé la clinique Aquivet pendant 12 ans avant de passer 10 ans à la direction d’AniCura, d’abord en France (notamment sur les fusions-acquisitions), puis au poste de Medical Director au siège du groupe à Stockholm — AniCura étant le deuxième groupe vétérinaire en France. C’est à la suite de ce parcours qu’il a fondé en 2024 la société The Digital Clinic.

Ce projet a été validé par les deux principales instances de gouvernance du groupe — le comité des associé·es et le comité médical, tous deux composés de vétérinaires — et sa gouvernance rassemble aujourd’hui deux vétérinaires associé·es (le président et la directrice générale de la SAS Les Cerisiers) ainsi que le responsable du Département de la recherche clinique du réseau français d’IVC Evidensia.

Remarque

Certain·es vétérinaires associé·es (au CHV Cordeliers notemment) utilisent déjà, de leur côté, un autre outil d’IA : PLAUD, une carte aimantée qui s’accroche au téléphone, enregistre la consultation (ou une discussion en salle d’échographie) et génère un compte-rendu à partir d’un prompt que chacun·e peut ajuster soi-même. Il coûte environ 140 € à l’achat et 200 €/an d’abonnement. Et la question de la gestion de ces données, l’enregistrement des conversations, et leur usage, n’a jamais été discuté.

Comment fonctionne Digital Clinic : enfin des réponses

Digital Clinic n’est pas une IA développée en interne : la solution s’appuie sur les modèles de fondation de Mistral AI (Mistral Large, Voxtral pour l’audio), configurés par le concepteur de Digital Clinic — un vétérinaire praticien, qui connaît donc le métier, et particulièrement les groupes et leurs besoins — à l’aide de consignes, d’un vocabulaire vétérinaire et de bases documentaires, sans réentraînement du modèle sur les données du groupe (pas d’auto-apprentissage, mais pas non plus d’utilisation des données en dehors du logiciel). Concrètement, dans la solution actuellement retenue, la vétérinaire dicte à voix haute, via une extension du navigateur, dans une fenêtre séparée de son logiciel métier ; l’outil transcrit et structure un brouillon de compte-rendu, qu’elle doit ensuite relire, corriger et valider — l’outil ne peut pas fonctionner sans cette validation humaine.

Sur l’hébergement : le contrat entre Digital Clinic et Mistral prévoit un hébergement en Europe et garantit que les données ne servent pas à l’entraînement de modèles publics. Mais l’expertise le souligne elle-même : le choix d’un acteur européen ne dit rien, à lui seul, des prestataires techniques réellement impliqués dans la chaîne ni des garanties contractuelles précises — l’experte indique que si Mistral reste un acteur relativement avancé sur la protection des données, ses serveurs restent en partie hébergés par Amazon/AWS. Le service juridique d’IVC doit encore cadrer clairement, dans le contrat à venir, le respect du RGPD et de l’IA Act.

Sur la base documentaire : l’outil s’appuie sur un système de RAG (recherche dans des documents de référence avant de rédiger une réponse), via une base de données interne à Digital Clinic et à Mistral, avec l’ajout souhaité par la Direction des corpus de l’AFVAC pour les suggestions diagnostiques. Le rapport relève que ce choix n’est pas stabilisé — le concepteur teste aussi d’autres référentiels — et qu’il n’est pas exclu que des protocoles internes du réseau y soient un jour intégrés, ou que la base évolue. À ce stade, aucune liste exhaustive des sources utilisées par l’outil n’a été communiquée au CSE, malgré sa demande.

Sur la conservation des données : la durée de conservation des enregistrements audio, des transcriptions et des traces techniques, ainsi que les modalités d’effacement, ne sont pas officiellement clarifiées à ce jour. La Direction indique qu’a priori les données ne sont pas conservées une fois le dossier terminé — une affirmation qui reste à vérifier.

Sur la fiabilité : l’IA reste structurellement sujette aux hallucinations — la production d’informations erronées ou inventées, présentées de façon convaincante, même sur une base documentaire fixée. Ce risque est particulièrement sensible sur les données chiffrées (posologies, mesures d’échographie ou de radiologie), que cette technologie manipule avec moins de fiabilité que du texte. D’où une vigilance et une vérification constantes, qui viennent en partie interroger la promesse de gain de temps.

Des risques à porter individuellement — et collectivement

Les risques identifiés par l’expertise doivent se lire à deux niveaux : celui de chaque vétérinaire, qui doit rester en veille sur sa propre appropriation de l’outil ; et celui du collectif, où revient à la Direction — et au CSE avec elle — la responsabilité de cadrer un outil susceptible de transformer en profondeur nos pratiques. Ce n’est pas seulement une affaire de vigilance individuelle.

Perdre ses repères par la disparition des notes écrites. Aujourd’hui, les notes prises au clavier pendant la consultation servent de repères : on les relit pour savoir quelle question poser encore, on les énonce à voix haute pour faire réfléchir le propriétaire, on s’en sert quand on reprend le compte-rendu quelques heures après. Avec Digital Clinic, ces repères écrits disparaissent au profit d’une dictée orale générée après coup — ce qui oblige à générer plusieurs brouillons successifs au fil de la consultation, des réflexions, ou de l’arrivée des résultats d’examens complémentaires sur la journée. En période de forte activité ou de fatigue, en fin de garde, l’effort de concentration que demande la dictée orale peut même devenir plus coûteux que d’écrire soi-même. C’est aussi ce que rapportent des salariées intérogées :

« À 5 heures du matin, je n’utiliserai pas l’IA. Parler tout haut et relire quinze comptes-rendus, c’est fatigant. […] J’ai peur de dire n’importe quoi à l’oral. On aurait plus besoin d’une IA qui relise nos comptes-rendus, vérifie les redites, les anomalies. » Salariée

Tendance à trop faire confiance à l’outil. Le rapport souligne qu’une recommandation présentée par un système « performant », appuyé sur de vastes volumes de données, prend une forme d’autorité susceptible d’influencer la décision clinique — y compris dans des situations complexes où la vétérinaire pourrait être tentée de suivre l’avis de l’outil plutôt que son propre jugement. Une vigilance individuelle seule ne suffit pas : il faut que collectivement nous donnions un cadre aux instructions données à l’outil, pour éviter ce biais. Le fait que l’outil soit flexible, et en cours de développement, doit motiver la Direction à réflechir en amont aux instructions et aux résultats que l’on en attend.

La diminution des échanges informels entre collègues. Une part importante de la construction professionnelle passe par des discussions non cadrées entre pairs — confronter un avis, réfléchir ensemble sur un cas difficile. L’expertise pointe le risque que les moins expérimentées se tournent davantage vers l’outil, toujours disponible, que vers des collègues parfois trop occupées. Une crainte retrouvée sur le terrain :

« Il y a une possibilité de perte d’échange et de réflexion d’équipe : c’est agréable de réfléchir ensemble sur un cas. Ici on échange tout le temps sur nos cas, on se fait des transmissions et on se tient au courant de ce qu’on a fait et surtout on se soutient sur les cas qu’on rencontre. » Salariée

Un risque pour la formation continue. Ce n’est pas seulement la formation initiale qui est en jeu, mais l’apprentissage tout au long de la carrière. Le rapport relève ainsi que des chef·fes de service du CHV des Cordeliers ne souhaitent pas que les internes et assistantes utilisent l’outil de façon systématique, car, selon elles, l’écriture aide ces vétérinaires « juniores » à développer et à structurer leur raisonnement. Même si la référence et la contrainte aux seul·es juniores est stigmatisante et devrait s’adresser à tous les vétérinaires, le point est assez juste — la recherche bibliographique et la confrontation à l’incertitude font partie de l’apprentissage du métier (pas seulement chez les juniors, mais chez tout le monde tout au long de sa carrière), et se perdent si l’IA répond à leur place.

Un gain de temps qui pourrait justifier une charge accrue plutôt qu’un vrai soulagement. Le rapport le formule sans détour : le temps libéré par l’outil pourrait servir, selon les arbitrages retenus, à diminuer le temps alloué à une consultation ou à augmenter le nombre de consultations réalisables par jour, plutôt qu’à alléger la charge de travail — et ce, dans des établissements où le sous-effectif est déjà documenté. Une vétérinaire le résume clairement :

« J’aurais surtout besoin d’être mieux staffée pour alléger ma charge de travail. Si le discours c’est vous pouvez augmenter l’activité car vous devriez aller plus vite avec l’IA, alors non ! » Salariée

Des attentes qui se contredisent

Le rapport révèle des contradictions dans le discours de la Direction et des associé·es interrogé·es. D’un côté, elle attend de l’outil qu’il rassure et accompagne les vétérinaires juniores :

« L’IA pourrait rassurer une vétérinaire juniore sur un diagnostic différentiel, avec par exemple : toutes les causes possibles d’une diarrhée. » Direction

De l’autre, elle renvoie l’entière responsabilité de l’esprit critique aux vétérinaires elles-mêmes et à leur école, sans prendre la peine de reconnaître l’impact de l’outil sur ce jugement :

« Les bons vétérinaires aiment creuser les sujets, je n’ai pas d’inquiétudes là-dessus. Pour les jeunes vétérinaires, c’est aux écoles d’être vigilant là-dessus. […] Un vétérinaire qui appuie juste sur un bouton n’est pas un bon vétérinaire. Un vétérinaire qui a de l’esprit critique ne fera jamais une confiance aveugle à l’IA. » Direction

Promettre d’un côté un outil rassurant, une béquille fiable, un « second regard » utile — mais en excluant, dans le même souffle, les « mauvais » vétérinaires, ou en rejetant toute la responsabilité sur les écoles.

Des contradictions apparaissent aussi entre les bénéfices que la Direction attend de l’outil — gagner du temps, se recentrer sur le « cœur de métier », sans expliquer pourquoi l’analyse, la recherche ou le temps dédié à la réflexion n’en feraient plus partie — et les besoins exprimés sur le terrain, qui portent davantage sur du concret : report automatique de mesures (échographie, radiographie, aujourd’hui mal gérées par l’outil), correction orthographique et syntaxique, conditions matérielles (espaces cloisonnés pour dicter à voix haute sans déranger ses collègues), et la fiabilité réelle de l’outil sur les cas complexes.

Testé par et pour les associé·es

Les entretiens révèlent que les associé·es souhaitaient d’abord tester l’outil pour eux-mêmes — pour gagner du temps sur une saisie qu’ils jugent pénible, et pour vérifier sa robustesse (notamment face à PLAUD, déjà en usage) — sans réellement prévoir d’y associer les salarié·es :

« Oui, il y a eu une discussion mais c’est moi qui testerais l’outil. On commencera par mon compte-rendu et on pourra le faire évoluer. Le retour d’informations pourrait passer par moi. […] Je vais le tester pendant 10 jours, le comparer, et après je pourrais me faire le porte-parole au sein de l’établissement. […] il y aura un travail à faire pour les faire travailler sur le prompt. Il faut qu’ils s’y investissent, qu’ils tapent leur propre prompt, moi j’ai déjà envoyé le mien [au concepteur]. » Direction

Le rapport le relève sans détour : cette phase de test ne prévoyait pas d’inclure les salarié·es qui utiliseront pourtant l’outil au quotidien — alors que certaines vétérinaires salariées ont, de leur côté, déjà pris l’initiative de tester des outils d’IA. Les préconisations qu’il rappelle sont claires : partir du travail réel pour penser la place de l’IA, garantir sa co-conception, organiser un dialogue en continu — et non un porte-parolat auto-désigné.

Comment la CGT Les Cerisiers se saisit de ces constats

En CSE, les élu·es se sont prononcées sur la base des informations fournies par le rapport et des réponses à leurs questions. Lors de cette seconde consultation, elles se sont positionnées défavorablement ou se sont abstenues — non pour bloquer le projet, puisqu’un vote même défavorable ne bloque rien, mais pour alerter la Direction sur les nombreux points qui restent en suspens, et sur la nécessité de profiter de cette phase pilote pour échanger sur les améliorations à apporter à l’outil et coconstruire une charte de bonnes pratiques. Après avoir apporté à la Direction, grâce à cette expertise, tous les éléments sur les attentes des salarié·es, les limites prévisibles de l’outil et les risques pour l’entreprise et le métier, les élu·es CGT se positionnent pour maintenir une vigilance sur le déploiement, avec une attente forte envers la Direction : qu’elle prenne réellement en compte ces éléments, apportés par de véritables expertes, tout au long de ce pilote de 6 mois.

Concrètement, nous allons porter les demandes suivantes :

  • Présentation et modification du formulaire assurant le suivi de la phase test, pour qu’il permette une évaluation réellement utile aux salarié·es concerné·es.
  • Revendication d’un comité de pilotage / suivi du projet intégrant le CSE, et non réservé aux seuls associé·es et fonctions support.
  • Mise en place d’un canal de communication dédié aux salarié·es impliqué·es dans la phase de test, pour faciliter la remontée de dysfonctionnements, de demandes de fonctionnalités ou d’avis.
  • Mise en place d’un guide des bonnes pratiques dédié à cet outil, distribué à l’ensemble des salarié·es, pour informer sur les bons usages et les limites de l’outil.
  • Ouverture d’une discussion en commission formation sur l’usage de l’outil et sur les besoins de formation continue liés à son déploiement.

Un cadre clair et sécurisant ne se décrète pas depuis un comité de pilotage : il se construit avec celles et ceux qui devront utiliser l’outil au quotidien.

Une question, un doute sur l’outil ?

Le CSE et la CGT Les Cerisiers restent à votre écoute pour toute question sur ce projet, avant, pendant ou après la phase pilote.

Sources

  • Rapport d’expertise CSE « Projet Important : Introduction d’un outil d’intelligence artificielle dans les établissements vétérinaires de la SAS Les Cerisiers », Émergences, remis le 07/07/2026
  • Code du travail, art. L.2315-94 al.2 ; art. L.4121-1 à L.4121-5 ; art. L.4121-3-1 et R.4121-1 s.
  • Bobillier Chaumon, M.-E. (2023), Psychologie du travail digitalisé. Nouvelles formes du travail et clinique des usages, Dunod
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Note de transparence IA — Cet article a été rédigé avec l’assistance de Claude (Anthropic) à partir du rapport d’expertise Émergences et des notes de préparation du CSE. Les verbatims cités sont reproduits fidèlement à l’identique.

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